Maintenance nautique : une filière complète
25 mars 2010À 17 ans, Guillaume Gloaguen est en bac pro maintenance nautique à Saint-Gabriel. Il aimerait travailler sur les bateaux de pêche.
Après un BEP maintenance nautique,le jeune homme a décidé de poursuivre ses études par un bac pro au lycée Saint-Gabriel de Pont-l'Abbé. « Grâce à cette formation, je pourrai assurer la maintenance complète d'un bateau », explique-t-il.
Maintenance complète, c'est aussi bien l'entretien des coques en plastique, mais aussi la mise en place de l'électronique à bord, la mécanique. « En ce moment, certains élèves travaillent à partir d'une coque nue. Ils doivent mettre tout en place à l'intérieur du bateau pour qu'il puisse être mis à l'eau en juin », décrit Daniel Louboutin, le professeur de maintenance.
En entreprise
Durant ses études, Guillaume a l'occasion de se rendre en entreprise pour des périodes de formation. La formation au lycée et la mise en conditions réelles sont complémentaires. « Ici, on voit des choses qu'on n'a pas forcément le temps d'approfondir en entreprise, notamment la théorie. » Les élèves sont d'ailleurs évalués sur leur temps passé en entreprise.
Moteurs,engins électroniques, mais aussi ordinateurs... la formation est polyvalente afin de pouvoir répondre à toutes les situations qui se présentent. Parmi elles, l'inévitable panne. « Je dois faire des diagnostics, identifier la panne et la réparer. » Tout ce travail est fait sur du matériel dernière génération.
À l'étranger
La formation s'accompagne d'un mois à l'étranger grâce au porgramme Leornado. Guillaume a hâte d'y être. Objectif : être en immersion totale dans une entreprise anglophone. Destination : les Pays-Bas. Dans ses valises, il disposera tout de même d'un lexique de mots utiles. Déjà, « toutes les notices sur lesquelles on travaille sont en anglais. » Là-bas, pas question de parler français. il faudra donc s'adapter au contexte porfessionnel mais aussi à la langue, dans un domaine très technique. Pas de quoi effrayer le jeune homme !
À la sortie, il espère pouvoir travailler pour les bateaux de pêche. D'autres se destineront plutôt à la maintenance des bateaux de plaisance, ou poursuivront leurs études. De l'aveu de Daniel Louboutin, « c'est un secteur porteur. »
Renée-Laure EUZEN
Ouest-France du 20.03.2010